03.02.2010
Le politiquement correct provoque de nouveaux dégâts
Par Tarick Dali
Loin de nous l’idée de prendre la défense de Georges Frêche, qui est assez grand pour se défendre seul et qui, comme il l’affirme haut et fort, « est et mourra socialiste », mais la curée dont il est aujourd’hui victime nous renvoie vers les incommensurables dégâts que peuvent causer l’ignorance et le politiquement correct. Que Frêche et Fabius se détestent est le dernier de mes soucis ! mais qu’on fasse dire à l’un ce qu’il n’a pas dit est odieux pour lui comme pour l’autre. Frêche a déclaré à propos de l’ancien Premier ministre, tête de liste en Haute-Normandie que s’il y était électeur, il ne voterait pas « pour ce mec qui a une tronche pas très catholique ».
Et le chœur des bien-pensants et des incultes de l’accuser d’anti-sémitisme. Des incultes, d’abord, parce que s’ils savaient parler français, à l’instar de Georges Frêche qui, lui, est un homme instruit, ils sauraient que la locution familière « pas très catholique » signifie exactement « pas très honnête, douteux », comme nous l’enseigne le dictionnaire de l’Académie française, dans sa huitième comme dans sa neuvième édition.
Laurent Fabius, qui, d’ailleurs, n’a strictement émis aucun commentaire, pourrait, à bon droit, s’estimer diffamé, la déclaration de Frêche ne contenant pas grand’chose de flatteur pour lui. Mais elle ne contient rien d’autre. Et surtout pas, Dieu sait quel relent d’anti-sémitisme. Cette expression de français courant, qui a le mérite de rappeler que notre pays est le fruit d’une tradition catholique jusque dans sa langue, a la signification précise que l’on vient de voir. Elle n’a surtout pas de signification à géométrie variable selon celui qui l’écoute ou qu’elle vise.
C’est ainsi qu’on entend sur les ondes d’une grande radio, des éditorialistes justifier l’accusation d’anti-sémitisme à l’endroit de Georges Frêche, en dissertant sur le fait que si Fabius n’est pas juif, il l’est d’origine. Nous y voilà ! à force de vouloir cultiver les différences, de prôner une France multi-culturelle et autres billevesées à rebours de plus de quinze siècles de tradition historique assimilatrice, on en arrive à définir les uns et les autres non pas pour ce qu’ils sont, des Français, mais pour ce que leurs ancêtres ont, ou auraient été.
Cette polémique aura au moins apporté une contribution au débat sur l’identité française : une tradition assimilatrice multi-séculaire. Si on ne s’évertuait pas à la mettre à bas, on ne se poserait pas la question.
Source : La Droite Libre
09:50 Ecrit par Admin dans Tarick Dali | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook












Écrire un commentaire